Améliorer les conditions de travail
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AMÉLIORER

L’expertise technique de l’Organisme participe activement à orienter les positions réglementaires et à faire évoluer les standards du secteur. Véritable moteur, elle facilite l’émergence de solutions innovantes en faveur de l’amélioration des conditions de travail sur les chantiers. Cette capacité de conseil et d’accompagnement résulte des nombreuses études conduites chaque année et des retours d’expérience menés sur le terrain avec les professionnels du BTP.

FAITS
MARQUANTS
2017

#RETOUR D’EXPéRIENCE

245 solutions chantier détectées sur le terrain, ont été publiées en 2017 sur le site preventionbtp.fr, elles ont été consultées plus de 20 000 fois.

#CARTO AMIANTE

Le rapport publié en 2017, plébiscité par la DGT et l’INRS, est issu des mesures d’empoussièrement réalisées sur près de 283 chantiers et l’analyse de 6 situations de travail.

#ÉTUDES MÉTIERS

4 nouvelles conventions ont été signées avec les Canalisateurs, le Syndicat français des métiers de la résine (SFMR), l’Union des maçons gros oeuvre (UMGO) et l’UNA serrurerie-métallerie pour réaliser des études visant à améliorer les conditions de travail.

#TRAVAUX
SOUS TENSION

Sous l’impulsion de l’OPPBTP, depuis le 1er janvier 2018, la formation aux Travaux sous tension (TST) des opérateurs sur les installations doit être effectuée dans un organisme agréé par le ministère du Travail.

L’expertise
en actions

Pour mener à bien la mission de l’OPPBTP, les responsables de domaine de la Direction technique soutenus par une équipe pluridisciplinaire, opèrent d’abord un travail d’observation sur les chantiers, puis d’analyse technique avant de proposer des évolutions réglementaires et/ou des solutions techniques et technologiques innovantes. Avec un objectif : faire progresser les conditions de travail des opérateurs dans le BTP.

P arce que la diversité des situations de travail sur chantier ne permet pas de décrire facilement les conditions de réalisation des tâches et d’en évaluer les effets, la Méthode d’analyse et d’évaluation des conditions de travail (MAECT), revue en 2016, présente un intérêt pour l’ensemble de la profession. Les experts de la Direction technique ont donc poursuivi en 2017 leur travail avec les médecins‑conseils pour enrichir la méthode (avec la prise en compte des vibrations, par exemple), sensibiliser les Services de santé au travail (SST) et les organisations professionnelles et former les collaborateurs OPPBTP en agence afin qu’ils deviennent des référents régionaux MAECT.

Des études plébiscitées

En associant les parties prenantes et en portant un regard réaliste sur les situations de travail, les études métiers enrichissent l’expertise de l’Organisme et alimentent une réflexion axée sur une prévention positive. Par exemple, la profession des coffreurs-bancheurs s’est rapprochée de l’OPPBTP pour effectuer une étude métier en utilisant la méthode MAECT. Riches d’enseignements, les premiers résultats de cette étude ont été livrés en 2017.

En outre, l’Organisme a entrepris de nouvelles études métiers dans le cadre de conventions signées notamment avec les Canalisateurs, le Syndicat Français des métiers de la résine (SFMR), le Syndicat de l’Union des maçons gros œuvre (UMGO) et l’UNA Serrurerie-Métallurgie de la CAPEB. « Toutes ces études feront l’objet d’observations de la part des opérateurs en situation de travail en 2018 pour conduire à des propositions concrètes rapidement », explique Patrick Richard, le directeur technique de l’OPPBTP.

En 2017, l’Organisme a également lancé des études sur la prévention des risques PMAi (Particules minérales allongées d’intérêt), silice et poussières alvéolaires, silice cristalline et poussières de bois (PROBOIS) ; et tissé des liens avec de nouveaux syndicats, tels que l’Union de la terre et de la mer, Routes de France ou encore les Couvreurs plombiers et façadiers.

témoin

« Les résultats de l’étude métier menée avec l’OPPBTP risquent de bouleverser les pratiques de la profession. Aujourd’hui, nous ne pouvons qu’imaginer les actions futures. Une chose est certaine, c’est un levier puissant pour faire évoluer le métier de l’intérieur, au rythme de chacun, fournir des outils et proposer des voies de progression aux entreprises applicatrices de sols coulés.

Christophe Martz, Président du Syndicat français des métiers de la résine (SFMR)

Études : la preuve par 3 !

En amont de la réflexion et de ses préconisations, l’OPPBTP mène trois types d’études :

  • « Exploratoires » pour identifier les sujets ou thématiques qui nécessitent une étude plus poussée ;
  • « Métiers » pour observer, à la demande des organisations professionnelles ou des entreprises, les opérateurs en situation de travail ;
  • « Thématiques » pour apporter des solutions innovantes à tout le secteur.

Processus innovants et solutions concrètes

Études à l’appui, l’OPPBTP construit ensuite, en partenariat avec les professionnels du secteur, des modes opératoires innovants et des solutions concrètes susceptibles d’influer sur toute une profession. En 2017, les responsables de domaine ont par exemple travaillé avec l’entreprise Merlo pour faire évoluer les nacelles des engins de chantier en faveur d’une meilleure sécurité des opérateurs (voir ci-contre). Autre thématique phare 2017 : le projet Carto Amiante. Le premier bilan publié en octobre 2017 est venu entériner le bien-fondé de cette initiative qui propose une prévention basée sur des processus de travail maîtrisés et des solutions opérationnelles simples.

L’OPPBTP a d’ailleurs été lauréat du projet « Règles de l’art amiante (sous-section 4) dans les bâtiments », projet organisé à la demande de la FFB et de la CAPEB dont la vocation est de définir les modalités de prévention des risques liés à l’amiante dans les professions du bâtiment.

témoin

« La nécessité d’accompagner les TPE/PME demeure plus que jamais nécessaire. Le premier rapport du projet Carto amiante sera donc enrichi annuellement afin de permettre à toute entreprise de s’appuyer sur des résultats et des préconisations reconnus par l’État et les organismes de prévention pour rédiger facilement leurs modes opératoires.

Isabelle MONNERAIS, Responsable d’opération risque chimique à l’OPPBTP

18

collaborateurs de l’OPPBTP
référents MAECT
ont été formés pour accompagner le déploiement de la méthode dans tout l’Hexagone.

Financé par le Programme d’action de la qualité de la construction et de la transition énergétique (PACTE), il démarrera courant 2018. De plus, l’OPPBTP œuvre de concert avec les pouvoirs publics pour délivrer une formation de qualité en matière de prévention. À la demande du SERCE et de la FFIE, il a ainsi animé le secrétariat technique « Travaux sous tension ». Objectif : construire les outils d’audits des organismes de formation, animer les commissions et rédiger les rapports techniques qui permettront au COCT de délivrer un agrément aux organismes en matière d’installations électriques (ORG TST‑IE).

Enfin, les experts de la Direction technique ont créé 12 plans d’action de domaine (PAD), propres à leur activité. Dans ce cadre, ils ont proposé aux collaborateurs des agences OPPBTP de participer à la concrétisation de différentes actions telles que la réalisation d’études métiers, la mise en place d’une nouvelle méthode d’animation des clubs CSPS ou encore le développement des compétences juridiques des collaborateurs de l’OPPBTP. Treize d’entre eux sont désormais en mesure de porter des messages juridiques à l’externe. Grâce à cet appel à projet, les experts ont élaboré une nouvelle méthodologie ADAPT PRAP BTP, une véritable démarche d’analyse et de maîtrise des risques à effets différés dans l’entreprise. Les PAD ont aussi permis de structurer l’offre d’études métier, d’organiser les démarches d’accompagnement face au risque chimique (Carto amiante, Carto silice, mission interministérielle Particules Minérales Allongées d’intérêt PMAi) et d’établir un lien coordonné entre la réglementation des travaux sous tension et de nombreux syndicats professionnels et institutionnels (décret SECUFER). Et c’est sans compter l’organisation de réflexions de filières (observatoire briques, travaux sur le levage des pièces préfabriquées béton, intervention en commission matériel du SNED et de Routes de France). 

12

Plans d’action de domaine
créés pour 2017-2018.

Retours d’expérience

Grâce au travail des conseillers en prévention et des services de santé, le projet « Retour d’expérience des conditions de travail » a permis d’établir en 2017 une description sémantique et conceptuelle des facteurs propices à un environnement de travail sûr et agréable. Cette grille de lecture sera enrichie avec des tests en entreprise.

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